Jeudi dernier, la ministre de Culture Roselyne Bachelot annonçait la possible tenue des festivals cet été sous conditions : jauge de 5000 participants, obligation de rester assis et de maintenir une distanciation… En réaction, le festival montpelliérain Family Piknik a pris l’initiative de demander directement aux festivaliers leur opinion et attentes quant à la tenue des événements estivaux. En quelques jours, le sondage (encore ouvert sur ce lien) a récolté l’avis d’un peu plus de 2000 personnes. En résultent plusieurs tendances, qui éclairent quant à l’acceptabilité du public face à certaines mesures pressenties…
Premier constat : les festivaliers souhaitent fortement assister à des événements estivaux, malgré le contexte sanitaire. Près de 90% des sondés « meurent d’envie » d’assister à un festival cet été. Parmi eux, 39,5% déclarent être prêts à partir à l’étranger pour assister à un festival si ces derniers sont interdits dans l’hexagone, et 34,3% envisagent même de participer à des événements illégaux. De quoi conforter l’idée qu’il est impératif de trouver des solutions légales et responsables pour éviter de revivre certans situations entrevues l’été dernier, avec des rassemblements non autorisés, sans aucun encadrement ni aucune mesure sanitaire.
Comme c’était à prévoir, une grande majorité des festivaliers (80,6%) s’oppose à la configuration assise envisagée par le gouvernement. De même, l’idée de la vaccination obligatoire est rejetée par 67,6% des sondés. En revanche, ces derniers se déclarent majoritairement favorables à la mise en place d’un protocole sanitaire renforcé, incluant l’activation de l’application Tous Anti-Covid (59,6%), le port du masque obligatoire (73,6%) et une admission au festival conditionnée à un test Covid négatif (80,6%). Des pourcentages intéressants vu le volume de réponses, autant de pistes de réflexion sérieuses à étudier du côté des autorités, comme le souhaitent de nombreux organisateurs, notamment ceux représentés par l’association Technopol (qui organise chaque année la Techno Parade à Paris…).

D’autres pays européens n’ont pas adopté la même stratégie, avec le Royaume-Uni qui a présenté par exemple son plan de déconfinement progressif en fixant des dates précises (quitte à devoir ensuite les repousser). On sait donc que les organisateurs d’événements anglais pourront proposer des événements (non assis) dès le 17 mai avec une jauge de 4000 en extérieur, avant de pouvoir espérer la voir sauter dès le 21 juin, avec la reprise des événements « sans limite ni mesure de distanciation sociale » (y compris pour les clubs, soit dit en passant). Aux Pays-Bas, le gouvernement a encouragé les organisateurs à monter leurs événements estivaux en leur garantissant de les couvrir intégralement au cas où l’épidémie devait les contraindre à renoncer. Enfin, du côté d’Ibiza, l’espoir s’accentue depuis que le gouvernement local a fait part de son intention de rouvrir les bars et restaurants en terrasse dès la première semaine de Mars.









