Depuis des mois, la pandémie et l’isolement social qui en résulte mettent la problématique de la santé mentale en lumière. Le duo Aufgang n’est pas épargné par le phénomène, et dévoile aujourd’hui un dytique en forme de catharsis, qui figuera sur son nouvel album : ‘Broad Ways’ . Le premier volet, le plus sombre, fait l’objet d’une magnifique mise en image par leur collaborateur de longue date François Rousseau, qui signe un clip aussi barré visuellement que l’est musicalement ‘R U Happy’.
Les images d’une rue de Rivoli déserte succèdent à des scènes d’enfermement et de contorsions physique chorégraphiées, (dans des costumes designés par Vivienne Westwood et Andreas Konthaler, s’il vous plaît), se mêlant pour finir en une apothéose mystique… Un univers visuel sublime et perturbant, qui vient donner corps à une musique où les rythmes varient, alternant nappes planantes et folie électronique traversée des lignes des pianos percussives chères à ce duo baignant (à moitié) dans le classique.
« Aujourd’hui isolés l’un de l’autre à cause de la pandémie mondiale (Rami à Sydney (Australie) et moi à Paris), notre processus créatif n’a jamais tant été autant mis à l’épreuve qu’en ce moment, non pas par la distance mais bien par l’isolement et la charge mentale qui en résulte. L’isolement que nous subissons a des répercutions sur notre santé mentale et c’est ce que nous exprimons dans ‘R U Happy’, la solitude, la folie, le craquage, la maladie et ses répercutions » explique Aymeric Westrich, moitié d’Aufgang, décrivant la seconde partie du dytique, ‘Je vous aime’, comme solaire et optimiste, traitant « de l’ acceptation, de l’amitié, de l’amour, du soutien ou encore de la résilience qu’une personne “saine d’esprit” peut porter à un malade. »
Un sujet fort, qui résonne d’une manière toute particulière en ce début de reconfinement, un an pile après le début d’une pandémie qui aura laissé des traces, visibles et invisibles…




