La Galerie nationale d’Islande accueille « Echolalia », une exposition multimédia dédiée à Björk qui plonge le public au cœur de son univers, dans le cadre du Reykjavík Arts Festival.
La Galerie nationale d’Islande ouvre ses portes à l’un des projets les plus ambitieux de Björk. Avec « Echolalia », l’institution de Reykjavík consacre une grande exposition à l’iconique artiste islandaise, pensée comme une immersion totale dans son univers où se rencontrent musique, arts visuels, nature et technologie.
Présentée du 31 mai au 20 septembre 2026, l’expo s’inscrit dans la programmation du Reykjavík Arts Festival et transforme plusieurs salles du musée en espaces sensoriels autour de ses œuvres.
Son et image
Au cœur du parcours, trois pièces majeures sont déployées à une échelle muséale inédite. La Galerie nationale présente ainsi deux œuvres élégiaques, « Ancestress » et « Sorrowful Soil », composées et arrangées par Björk en hommage à sa mère, dans des installations où son et image dialoguent avec des thématiques de filiation, de deuil et de cycle de vie.
À leurs côtés, le public découvre également une nouvelle création dérivée de son prochain album à paraître, offrant un premier aperçu de la direction sonore de ce futur projet.
« Echolalia » ne se limite pas à une simple rétrospective : l’exposition met en avant la manière dont Björk tisse des liens entre paysages islandais, préoccupations écologiques, innovations technologiques et expérimentation artistique.
Un plasticien aux côtés de Björk
L’expérience est conçue comme un parcours immersif où les visiteurs se retrouvent enveloppés de paysages sonores, de visuels projetés et d’installations, dans une approche qui prolonge la dimension très visuelle de ses clips et de ses performances scéniques.
En parallèle, le musée présente « Metamorphlings », l’exposition de James Merry, collaborateur de longue date de Björk, connu notamment pour ses masques et ses pièces brodées qui ont façonné l’imaginaire visuel de l’artiste.
Les deux expositions occupent l’ensemble des galeries de la National Gallery of Iceland, créant un dialogue continu entre les œuvres de Björk et le travail plastique de Merry, et offrant un regard d’ensemble sur l’esthétique qu’ils ont développée depuis plus d’une décennie.
Une démo de son prochain album
À l’occasion de l’ouverture d’« Echolalia », Björk profite également de l’espace muséal pour révéler de nouveaux éléments de son actualité musicale.
Elle y fait notamment écouter une démo de son morceau « Nerve Bloom », présenté comme un avant-goût de son prochain album, tandis qu’un vinyle orchestral avec le chœur Hamrahlíð est proposé en édition exclusive à la boutique du musée. De quoi faire de Reykjavík, le temps d’un été, un passage obligé pour les fans souhaitant découvrir son travail autrement que par le prisme du live ou du streaming.





