Entre Londres et Paris, le football a offert un décor XXL à la scène électro, avec Sammy Virji aux platines pour le défilé d’Arsenal et Trym, Ofenbach et Myd pour le PSG au pied de la tour Eiffel.
À Londres comme à Paris, la rencontre entre football et musique électronique a pris une dimension spectaculaire ces derniers jours. D’un côté de la Manche, Arsenal a célébré son titre de Premier League avec un défilé dans les rues de la capitale anglaise, accompagné d’un DJ set signé Sammy Virji. De l’autre, le PSG a fêté sa victoire en Ligue des Champions sur le Champ-de-Mars, devant la tour Eiffel, en invitant plusieurs figures de la scène électronique française à se produire sur la même scène que les joueurs et la coupe.
À Londres, la présence de Sammy Virji sur le bus à impériale d’Arsenal illustre à quel point le club s’appuie sur la culture club britannique pour accompagner ses moments historiques. Le producteur, devenu l’un des visages les plus emblématiques de la nouvelle vague UK garage, a assuré la bande-son de la parade, enchaînant ses propres bangers et une sélection calibrée pour un public de supporters en fusion.
Pour un artiste longtemps associé aux clubs et aux festivals, se retrouver au cœur d’une marée rouge et blanche dans les rues de Londres marque un changement d’échelle évident, avec une exposition mainstream que peu de DJs de sa génération peuvent revendiquer.
La tour Eiffel en toile de fond
À Paris, le dispositif n’avait rien à envier à la démesure londonienne. À l’occasion des célébrations de la victoire du PSG en finale de la Ligue des Champions, une scène monumentale a été installée sur le Champ-de-Mars, avec la tour Eiffel en toile de fond.
C’est là que les joueurs parisiens ont présenté le trophée à leurs supporters, mais aussi que plusieurs artistes de la scène électronique se sont succédé, profitant d’un cadre inédit pour faire résonner leurs sets devant des dizaines de milliers de personnes.
Parmi les DJs invités, Trym a particulièrement marqué les esprits en se produisant littéralement au pied de la tour Eiffel, dans un décor qui rappelle les projets les plus spectaculaires de la scène techno française.
Habitué aux dancefloors les plus exigeants et à des BPM élevés, le producteur a dû adapter son énergie au contexte très grand public de cette célébration, tout en conservant cette intensité rave qui fait sa signature.
Une normalisation des DJs sets
À ses côtés, Ofenbach et Myd ont apporté une touche plus pop et festive, multipliant les hymnes taillés pour les radios et les festivals, dans une ambiance de communion totale entre musique et football.
Ces deux moments, à Londres et à Paris, participent d’un même mouvement : la normalisation de la présence de DJs de musiques électroniques au cœur des grands événements sportifs.
Là où les cérémonies d’antan faisaient surtout appel à des stars de la pop ou du rock, clubs et sélections jouent désormais la carte du DJ set pour galvaniser les foules et ancrer leur image dans la culture nocturne.






