Depuis quelques mois, plusieurs promoteurs français anticipent face à la crise du COVID et cherchent à changer d’air afin de pouvoir exercer leur métier. Personne ne sait encore si l’exil sera inévitable cet été mais c’est dans ce contexte d’incertitude que le concept Soleil Rose voit le jour à Marrakech, sous l’impulsion du patron de l’Opium Club à Toulouse. Avec une programmation underground de très haut niveau pour la semaine d’ouverture, réalisée en partenariat avec l’équipe du Warehouse Club à Nantes, Amine Britel mise sur Marrakech pour en faire l’une des destinations les plus attractives de l’été. Interview !
Nous sommes allés au bout de ce que nous avons souhaité pour les clubbers orphelins d’événements, et ce dans un format luxueux et abordable…
Pourquoi ce choix du Maroc comme destination clubbing cet été ?
Tout d’abord, le Maroc est une destination aux portes de l’Europe et donc plus accessible dans ce contexte de crise sanitaire, d’autant qu’il fait partie des pays en avance sur la vaccination. Il existe des vols directs et très abordables depuis un grand nombre de villes françaises et européennes. Quant à la ville de Marrakech, on lui reconnaît une convivialité et une beauté incontestée. A considérer plus spécifiquement la culture de nuit, les Marocains sont réputés pour leur aspiration au Clubbing. Notons aussi que la scène électronique Marocaine fait état d’une vitalité manifeste depuis quelques années.
L’exil est-il inévitable cet été pour les Français qui veulent faire la fête ?
Tous les pays restent dans l’incertitude mais le Maroc semble être une destination idyllique pour les raisons données plus haut. L’événement réussit le mix du voyage dans le sens d’échappée bénéfique et une formule Clubbing à ciel ouvert et à taille humaine au soleil de Marrakech !
Les artistes internationaux semblent avoir très bien réagi au concept, quels sont les 3 arguments forts de Soleil Rose ?
Il y a d’abord la politique de lutte contre la pandémie au Maroc mais aussi le cadre d’un hôtel *****, les pieds dans l’eau et la tête dans les étoiles au même titre que la petite jauge. En bonus, on a le charme d’une capitale orientale peuplée d’habitants particulièrement accueillants.

Quel genre de pont culturel tentez-vous d’établir entre la métropole et Marrakech ?
Les ponts entre le Maroc et la France ne sont plus à faire, notamment en terme de tourisme. Maintenant sur celui du Clubbing, s’il paraît évident, nous voulions le renforcer. La culture va avec un sens de l’accueil mêlé à celui de la Fête, en ce sens le Maroc a tout d’une nouvelle destination idéale pour les clubbers de la planète. Nous invitons naturellement aussi des artistes électroniques marocains sur nos événements et avons recours aux artisans locaux pour ce qui relève de la décoration et de l’artisanat.
La culture va avec un sens de l’accueil mêlé à celui de la Fête, en ce sens le Maroc a tout d’une nouvelle destination idéale.
On peut voir en ce lieu des faux airs d’Ushuaïa Ibiza… Est-ce qu’il y avait un souhait de la part du public local (marocain) ?
Comme nous le disions plus haut, le public marocain a une appétence avérée pour le Clubbing et les musiques électroniques en général. Nous n’avons pas la prétention, ni l’envie de copier coller ce qui existe ailleurs : notre projet est singulier, fédérateur et osons le dire en terme de lieu et de line-up : de qualité ! Donc Ushuaïa Ibiza, c’est mal nous connaître et nous projeter… Il y a une vraie légitimité à son existence, à sa genèse et les premiers retours que nous avons sont plutôt enthousiasmants dans ce sens…
Pensez-vous que les mouvances underground de votre programmation trouveront un écho favorable sur place ?
Les artistes à l’affiche font le tour du monde et le public marocain est connaisseur en matière de musiques électroniques, donc oui, la réceptivité nous apparaît évidente. Rappelons aussi que l’événement a été réfléchi pour coller aux protocoles sanitaires qui valent autant à Paris, à Toulouse qu’à Marrakech (jauge à taille humaine notamment). Les amoureux des musiques électroniques, en mal d’événements, du Maroc comme de la France et d’ailleurs, devraient s’y retrouver.
Les packages all inclusive seront en vente dès la semaine prochaine, pouvez-vous nous expliquer un peu les formules proposées ?
Le package comprend l’hébergement avec petit déjeuner mais aussi l’accès à tous les événements. Nous avons fait les prix les plus abordables possible bien que nous parlions de palace *****. Pour 7 nuits – du 1er au 7 Juillet inclus : à partir de 750 euros par personne + frais de dossier (2 à 3 personnes par chambre) / Pour 3 Nuits – du 1er au 4 Juillet ou du 2 au 5 Juillet inclus : à partir de 425 euros + frais de dossier par personne (2 à 3 personnes par chambre). Il y a seulement 250 packages disponibles à l’ouverture.
N’avez-vous pas un peu peur d’être catégorisés comme élitistes ?
Les prix affichés sont clairement raisonnables si on les compare à d’autres concepts du genre. Menez votre enquête, vous verrez… Si la question de l’élitisme touche au petit quota de packages, soit, mais il faut d’abord le multiplier aux 9 semaines que comptera le festival et ensuite les infrastructures du lieu et les protocoles sanitaires limitent de fait. Je pense que nous sommes allés au bout de ce que nous avons souhaité pour les clubbers orphelins d’événements, et ce dans un format luxueux et abordable…
Réservations ouvertes à partir du mercred 21 avril sur ce lien
Le programme de la semaine d’opening :
- Jeudi 1er Juillet : NTO x JOACHIM PASTOR
- Vendredi 2 Juillet : PAUL KALKBRENNER
- Samedi 3 Juillet : MACEO PLEX
- Dimanche 4 Juillet : MONOLINK
- Lundi 5 Juillet : KID FRANCESCOLI
- Mardi 6 Juillet : SÉBASTIEN LEGER
- Mercredi 7 Juillet : BEN BÖHMER LIVE




