Universal Music Group
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Rachat d’Universal Music Group : Bill Ackman propose 64 milliards de dollars pour s’emparer du géant

Publié le 8 avril 2026

Le fonds Pershing Square de Bill Ackman a déposé le 7 avril une offre non contraignante de 64 milliards de dollars pour racheter Universal Music Group (UMG), avec une prime de 78%.

Le fonds d’investissement américain Pershing Square Capital Management, dirigé par le milliardaire Bill Ackman, a soumis le 7 avril 2026 une proposition non contraignante au conseil d’administration d’Universal Music Group pour racheter l’intégralité du capital de la major néerlandaise.

L’offre valorise UMG à environ 55,8 milliards d’euros, soit quelque 64,4 milliards de dollars, ce qui en ferait l’une des plus grandes transactions jamais réalisées dans l’industrie musicale mondiale.

Concrètement, les actionnaires d’UMG recevraient 9,4 milliards d’euros en cash – soit 5,05 euros par action – auxquels s’ajouteraient 0,77 part d’une nouvelle entité baptisée « New UMG ». La valeur totale de l’offre est estimée à 30,40 euros par action, soit une prime de 78% par rapport au cours de clôture du 2 avril, UMG ayant perdu environ 33% de sa valeur boursière sur les douze derniers mois à l’Euronext Amsterdam.

D’ici la fin de l’année ?

La nouvelle entité serait constituée en société du Nevada et introduite à la Bourse de New York, avec des comptes publiés sous les normes US GAAP, ce qui la rendrait éligible à l’indice S&P 500. La transaction devrait être bouclée avant la fin de l’année, selon Pershing Square.

Pour justifier son offre, Ackman pointe plusieurs facteurs qui ont pesé sur le cours d’UMG ces dernières années : l’incertitude autour de la participation de 18% du groupe Bolloré dans la major, le report sine die de la cotation américaine du titre – prévue puis suspendue en mars 2026 en raison des conditions de marché –, la sous-utilisation du bilan d’UMG, et l’absence d’un plan de communication clair avec les actionnaires.

« Le cours de l’action d’UMG a souffert d’une combinaison de problèmes sans rapport avec les performances de son activité musicale, et tous peuvent être résolus par cette transaction », a déclaré Ackman. Il a par ailleurs salué le travail de Sir Lucian Grainge, PDG d’UMG : « Depuis son introduction en Bourse, Sir Lucian Grainge et la direction ont fait un excellent travail pour continuer à développer un roster d’artistes de premier plan et générer de solides performances commerciales. »

Retour en force d’Ackman

Pershing Square n’est pas un inconnu du dossier : le fonds avait acquis environ 10% d’UMG auprès de Vivendi à l’été 2021 pour environ 4 milliards de dollars, peu avant l’introduction en Bourse du groupe à Amsterdam.

Ackman avait depuis revendu une partie de cette participation – environ 2,7% en mars 2025 pour 1,4 milliard de dollars – avant de quitter le conseil d’administration d’UMG en mai 2025.

Cette nouvelle offensive marque donc un retour en force spectaculaire du financier américain, qui milite depuis des années pour un ancrage boursier américain d’UMG, convaincu que Wall Street valoriserait bien mieux le catalogue et les actifs de la major que les marchés européens.

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