Virage rouvre ses portes en avril 2026 sous le périphérique parisien. Découvrez une saison engagée entre musiques électroniques, culture queer et convivialité.
Dans un paysage nocturne parisien en perpétuelle mutation, le club Virage s’apprête à marquer une nouvelle étape de son histoire. Situé à la lisière symbolique entre le 17e arrondissement de Paris et Saint-Ouen, cet espace hybride, niché sous les structures de béton du périphérique, confirme sa réouverture pour le printemps 2026.
L’ancienne fourrière automobile, métamorphosée par le design d’Adrien Utchannah, réaffirme son identité de lieu de vie total. L’ambition affichée par la direction est limpide : proposer une alternative à l’uniformisation de la fête. Ici, l’expérience commence dès l’apéro, à la lumière du jour, pour glisser progressivement vers une nuit électronique exigeante, prouvant que le lieu lui-même reste le principal moteur du désir.

Le coup d’envoi de cette saison, qui s’étendra jusqu’en novembre, sera donné lors d’un « Opening Weekend » massif les 10 et 11 avril 2026. Pour la première nuit du vendredi, le club mise sur une programmation éclectique : Marie Davidson, MRD, Arabian Panther, ainsi qu’une performance d’Otto Diva et le passage de Schacke. Le samedi sera assuré par DJ Fuckoff, Nene H, Roni, Claude Emmanuelle et V.I.E..
Ce week-end inaugural n’est que le prélude d’une programmation qui prévoit d’accueillir plus de 480 DJ et collectifs tout au long de l’année, totalisant environ 810 heures de musique, soit l’équivalent de 34 jours de son ininterrompu.
Résidences et engagements queer

La force de Virage réside dans sa capacité à fédérer des communautés autour de rendez-vous récurrents qui rythment la semaine. Sous l’impulsion de la directrice artistique et DJ Rag, l’établissement défend une « manière française de clubber », à la fois ancrée localement et reconnue à l’international.
La saison 2026 verra le retour des mercredis soirs « Mercredi Soir », marque pilotée par Samy (aka DVDE), conçue comme une respiration hebdomadaire de 19h à 5h.
Les jeudis seront quant à eux dédiés aux résidences emblématiques du lieu, telles que Disco Disco, JetLag, Chronologic, Je t’aime Party ou encore Spacer, offrant une diversité de dancefloors sans hiérarchie ni format figé.
Au-delà de la fête pure, Virage assume un engagement culturel fort en mettant en avant les scènes queer et FLINTA. Des collectifs historiques comme Barbieturix, ALARMA, Pornceptual ou Sœurs Malsaines font battre le cœur du projet depuis ses débuts.
Un temps fort incontournable est déjà programmé pour le mois de juin : la Pride de Virage. Cet événement, qui a vu naître le lieu, intègrera la mythique soirée Wet For Me ainsi que l’after Scorpio.
Pour récompenser cet engagement communautaire, le club relance son « Darling Pass », un dispositif privilégié destiné au public fidèle, permettant d’accéder aux productions « maison » intitulées « Virage Présente ».
Un espace hybride pour des usages diversifiés
L’originalité de la saison 2026 repose également sur l’exploitation maximale des volumes bruts et du caractère open-air du site. Les apéros de Virage s’imposent désormais comme un rendez-vous estival central dans le nord-ouest parisien, offrant des formats gratuits, familiaux et des collaborations locales.
Le lieu se veut un espace de vie où l’on peut aussi bien danser que se restaurer ou discuter. En 2026, cette hybridation des usages sera particulièrement visible lors du Mondial de football, que le club choisit de détourner à travers des diffusions collectives, des afterworks et des tournois de « Disco Foot » organisés sur les terrains du Five situés sous le périphérique.
Enfin, la dimension concert de l’établissement, programmée par Noé Thoraval, s’ouvrira aux voix émergentes qui déplacent les codes traditionnels du rap, de l’hyperpop ou de l’électronique live.
Le club, situé au 26 rue Hélène et François Missoffe, sera ouvert d’avril à novembre 2026, confirmant que sous le béton du périphérique, une autre idée de la fête est non seulement possible, mais nécessaire.












