Thomas Bangalter a sorti le 5 juin 2026 « Mirage – Ballet for 16 Dancers », une œuvre de minimalisme électronique en huit parties conçue pour un ballet de Damien Jalet et Kōhei Nawa.
Cofondateur de Daft Punk, Thomas Bangalter continue de tracer une trajectoire solo radicalement éloignée des robots casqués et des hymnes de club qui ont fait sa légende. C’est désormais officiel : « Mirage – Ballet for 16 Dancers » est sorti le 5 juin 2026 sur le label Erato / Warner Classics, et l’intégralité de l’album est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes de streaming ainsi que dans plusieurs formats physiques.
Ce deuxième album solo depuis la dissolution de Daft Punk en 2021 confirme un peu plus la direction artistique que Thomas Bangalter a choisie : la composition pour la scène et la danse contemporaine, loin de toute logique commerciale ou clubbing.
Une œuvre conçue pour la danse contemporaine
« Mirage » est avant tout la bande originale d’un ballet du même nom, chorégraphié par Damien Jalet avec une scénographie signée Kōhei Nawa, créé pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. La musique se déploie en huit parties continues, de « Mirage, Part I » à « Mirage, Part VIII », pour une cinquantaine de minutes d’une seule respiration.
L’ensemble est présenté comme une pièce de minimalisme électronique atmosphérique, pensée pour « traduire les états changeants d’un rituel pour seize danseurs », entre abstraction, tension et lenteur.

Bangalter y retrouve les synthés, mais l’approche n’a rien à voir avec les textures French touch qui ont bâti sa réputation. L’album revendique une filiation avec le compositeur Iannis Xenakis, adoptant une approche dite « sculpturale » du son : c’est la matière sonore elle-même, l’espace, la dynamique et le silence qui sont au centre, bien davantage que la mélodie ou le groove.
Le résultat est hypnotique, dépouillé, exigeant, et confirme que Bangalter dialogue aujourd’hui bien plus avec la musique contemporaine et le spectacle vivant qu’avec le dancefloor.
Un objet pour audiophiles et collectionneurs
Côté formats, Thomas Bangalter ne fait pas les choses à moitié. « Mirage » est disponible en digital, en CD et en vinyle, mais aussi dans une édition très limitée sur bande magnétique Revox, réservée aux audiophiles disposant de matériel analogique haut de gamme.
Une façon de rappeler que pour Bangalter, la musique reste un objet d’écoute à part entière, pensé pour un contexte précis et une qualité sonore maximale, bien au-delà de la simple mise en ligne sur Spotify.





