Fred again.. a transformé l’Alexandra Palace en rave britannique en invitant les légendes Underworld, Mike Skinner ou encore JME. Un live historique.
Alors qu’il enchaîne les records de fréquentation et les annonces surprises, Fred again.. vient de transformer ses résidences à l’Alexandra Palace de Londres en un véritable moment d’histoire pour la scène britannique. Entouré de légendes comme Underworld, Mike Skinner et JME, le producteur a prouvé qu’il n’était pas seulement le nouveau visage de l’électro, mais le point de ralliement de toute une culture.
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Il y a des artistes qui remplissent des salles, et il y a Fred again… Le Londonien, devenu en moins de trois ans le chouchou absolu de la planète électronique, ne se contente plus de jouer ses tubes : il crée des événements dont on parlera encore dans dix ans. Sa série de concerts à l’Alexandra Palace (« Ally Pally » pour les intimes) vient de franchir un nouveau palier dans le spectaculaire, non pas par la pyrotechnie, mais par la force de ses invités.
Le choc des générations
Le point d’orgue de ces soirées restera sans aucun doute l’apparition d’Underworld. Voir Rick Smith et Karl Hyde partager la scène avec Fred pour interpréter leur classique Born Slippy (Nuxx) a provoqué un séisme de nostalgie et d’énergie pure. Pour Fred again.., dont la musique est infusée par l’héritage rave des années 90, la boucle est bouclée. Le passage de témoin entre les pionniers de la techno progressive et le prodige de la génération TikTok s’est fait sans accroc, dans une communion totale avec le public.
Mais Fred n’est pas qu’un nostalgique. Il est aussi le trait d’union entre les genres. En invitant Mike Skinner (The Streets), il a rendu hommage à la poésie urbaine anglaise qui nourrit ses propres samples vocaux. Skinner, avec son flegme habituel, a rappelé pourquoi il reste une figure tutélaire du son londonien. Et comme si cela ne suffisait pas, la légende du grime JME est venue apporter une dose d’agressivité et de flow nécessaire, transformant l’Alexandra Palace en une block party géante.
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Une performance chorégraphiée
Ce qui frappe dans cette série de concerts, c’est la capacité de Fred again.. à gérer le chaos. Entre ses pads MPC qu’il martèle avec une frénésie communicative et ses moments de piano suspendus, il arrive à intégrer des invités de ce calibre sans jamais perdre le fil de son récit. Chaque apparition semble organique, comme si cette « famille » musicale passait simplement une soirée ensemble dans un salon géant de 10 000 personnes.
Le show a également vu défiler d’autres collaborateurs réguliers et amis de longue date, confirmant que le succès de Fred repose sur une communauté soudée. Les réseaux sociaux se sont immédiatement embrasés, les vidéos des performances d’Underworld et de JME devenant virales en quelques minutes, renforçant encore un peu plus le mythe autour de cette résidence londonienne.
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Le patron du live électronique
En 2026, la question ne se pose plus : Fred again.. a redéfini ce que signifie être un « artiste électro » sur scène. Loin des sets pré-enregistrés et des DJ booths isolés, il propose une expérience humaine, vulnérable et ultra-puissante. En réunissant Underworld et la crème du rap UK, il ne fait pas seulement du fan-service ; il affirme sa position de curateur en chef de la scène britannique actuelle.
Pour ceux qui ont eu la chance d’y être, c’était une démonstration de force. Pour les autres, il reste les vidéos et l’espoir d’une captation officielle de ces moments suspendus. Fred again.. ne se contente pas de dominer les charts, il réécrit les règles du live. Et la leçon est magnifique.










