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Électro 2026 : le guide des artistes à suivre cette année

Publié le 6 mars 2026

De Belaria à Kichta, en passant par Vitaline ou encore Swoush, découvrez notre sélection 2026 des artistes à suivre cette année, classée par ordre alphabétique.

2026 marque la fin des tièdes. La scène électronique s’est fracturée pour le meilleur, entre radicalité industrielle et euphorie décomplexée. Ce guide alphabétique n’est pas une playlist de complaisance, mais un état des lieux du front. De l’orfèvrerie de Swoush au chaos rose de DJ Schnake, nous avons sélectionné les artistes à suivre cette année, ceux qui bousculent les codes, ignorent les algorithmes et redonnent du souffle aux warehouses. Voici les munitions d’une année où le dancefloor redevient un espace de résistance.

Belaria

Belaria est la reine des ténèbres synthétiques. Elle a cette capacité rare à rendre l’Italo-disco flippante et sexy en même temps. Ses sets racontent une histoire de fin du monde dans un club de banlieue des années 80, avec juste assez de New Wave pour garder de l’élégance. En 2026, elle a littéralement bouffé la scène nationale. Sa sélection est une lame de rasoir : fine, tranchante et inoubliable. On n’écoute pas Belaria, on subit son magnétisme. C’est obsédant.

https://open.spotify.com/intl-fr/artist/1fUvHGqFLdxGCuZnACNflg?si=PlzS-XNuSUuyO34wx1eM2w

BETÏSES

Le tsunami « cute-core » a un nom : BETÏSES. Ils ont pris la hard dance, l’ont repeinte en rose fluo et lui ont collé des kicks de l’espace. C’est l’esthétique d’une génération qui sature tout, sans complexe et avec une insolence rafraîchissante. En 2026, leurs sets sont des zones d’autonomie temporaire où l’on hurle des refrains pop sur de la trance dévastatrice. C’est punk, c’est queer, et ça secoue les lignes de front comme jamais. Un chaos totalement indispensable.

DJ Caline

Caline, c’est le gamin qui a balancé une grenade de paillettes dans une messe noire berlinoise. Sa sélection s’amuse de tout : des nappes trance qui dégoulinent au kick hard-dance qui vous arrache les dents. C’est une insulte permanente au snobisme « deep » et « dark ». En 2026, il incarne cette ferveur presque enfantine, une vitesse qui ne s’excuse jamais et qui rappelle que la rave est d’abord une zone de non-droit émotionnel. Un plaisir coupable, mais totalement assumé.

DJ Schnake

DJ Schnake ne se contente pas de mixer ; elle met en scène une insurrection queer et théâtrale. Sa « chipiecore » est un mélange explosif de hard dance espiègle et de pop détournée qui gifle la techno traditionnelle. Venue de l’écurie 2much, elle transforme ses sets en une performance inclusive et provocatrice. En 2026, elle apporte cette folie et ce grain franco-pop-club qui manquait cruellement à un milieu souvent trop rigide. Un chaos rose et punk.

Esteban Desigual

Avec son label Trancemutations, Esteban Desigual redonne ses lettres de noblesse au chaos. Le fossoyeur de la psytrance aseptisée prend le genre le plus codifié au monde et lui pisse dessus avec une joie communicative. Il fracasse l’esprit Goa contre du bouyon ou de l’expérimentation pure. C’est sale, c’est imprévisible, et ça fait un bien fou. En 2026, il rappelle à tout le monde que la transe n’est pas une chapelle rigide, mais un laboratoire de mutations sauvages. Le sacrilège est ici un art majeur.

FC Kabagar

Le duo bordelais a compris que le kitsch était une arme de destruction massive. Entre eurodance survitaminée et latincore décomplexé, FC Kabagar ne fait pas dans la demi-mesure. Mais attention, derrière le fun assumé et la DA visuelle flashy, le mixage est d’une rigueur de fer. En 2026, ils peuvent devenir le nouveau standard d’une rave qui refuse le cynisme. Un supplément d’âme qui transforme n’importe quel club en zone d’euphorie collective.

Justin Jay

Le gars de L.A. continue de nous faire la nique avec sa dégaine de skateur et son label Fantastic Voyage. Justin Jay, c’est le bordel organisé. Il passe d’une house lo-fi crasseuse à une indie-dance léchée comme s’il changeait de chemise. C’est imprévisible, c’est parfois bancal, et c’est pour ça que c’est génial. En 2026, il reste l’un des rares à ne pas avoir de plan de carrière sur Excel. Il joue ce qu’il aime, quand il veut. La liberté, la vraie, sans filtre.

Kandelissa

Kandelissa a compris une chose simple : la nuit parisienne crevait de froid. Elle a ramené ce feu afro-house sans jamais tomber dans le folklore de supérette. Sa force ? Une tension constante, ce truc qui vous tient en haleine avant que la basse ne vous emporte pour de bon. 2026 marque son passage dans la cour des grands, là où l’on ne pardonne plus l’approximation. Elle dose ses effets avec une précision de sniper, rendant chaque transition presque mystique. Solide.

Kichta

Oubliez la techno en col roulé : Kichta, c’est le braquage de Tomich et Le Jeune. Maillots de foot et bling-bling de sortie, le duo percute le groove de la House 90 avec l’acidité d’une rave sauvage. Entre ego-trip de rappeur et sélections Ghetto-Trance, ils transforment le set en cocktail de joie sournoise. En 2026, leur second degré grinçant est une bouffée d’air pur : c’est lourd, c’est bling, mais surtout, ça cogne avec une cadence qui ne laisse aucun répit.

Mira Ló

Mira Ló ne fait pas dans la dentelle pour touristes en mal de sensations « world ». Elle prend la house par les tripes et lui injecte un swing lisboète qui cogne exactement là où ça fait mal. C’est physique, sec, et ça évite les circonvolutions inutiles des selectors qui s’écoutent mixer. Au Ministerium, elle a prouvé qu’un kick bien placé vaut mieux qu’un long discours. En 2026, elle reste la patronne d’un groove qui refuse de s’excuser d’être efficace. Une claque nécessaire.

Opäk

Si vous cherchez du spectacle et des bras levés sur commande, passez votre chemin. Opäk est l’anti-star par excellence. Il bosse le vinyle comme un artisan, cherchant la faille dans le bitume. Sa techno n’est pas là pour vous caresser, elle est là pour vous tordre. C’est rugueux, ça sent la cave humide et le métal froid, loin des prods trop propres qui inondent les plateformes. En 2026, il est le dernier rempart d’une culture qui préfère la sueur au selfie. Brut de décoffrage.

Panteros666

Victor Watel a fini de jouer avec les fantômes de Club Cheval. Son délire « Power-Trance », c’est l’overdose de néons dont on avait besoin en 2026. C’est brillant comme une carrosserie neuve, ça file à 150 BPM sans jamais déraper dans la ringardise Eurodance. Il hacke les codes de la pop pour en faire une arme de destruction massive. Un set de Panteros, c’est comme un saut dans le futur sans ceinture de sécurité. C’est radical, jubilatoire et ça ne ressemble à rien d’autre.

Samuel Moriero

À peine l’âge de commander un verre au bar et déjà le poids de la hard-techno sur les épaules. Moriero est le gamin qui humilie les vétérans par sa propreté. En 2026, les attentes sont démentielles : va-t-il rester le prodige de la précision ou se faire broyer par l’hyper-productivité ? Il a nettoyé les kicks boueux de TikTok pour en faire des armes HD. Un talent flippant qu’on regarde avec l’espoir qu’il ne s’essouffle pas trop vite.

Sina XX

Sina XX ne fait pas de prisonniers. Le patron de Subtyl reste le gardien d’une techno EBM qui ne transige sur rien. Ça tape vite, ça suinte l’urgence sociale et ça refuse tout compromis radiophonique. Ses sets sont des manifestations qui tournent au chaos contrôlé. En 2026, alors que la scène menace de se lisser pour plaire aux marques, il balance du gravier dans l’engrenage. C’est physique, c’est politique, et c’est la preuve que le clubbing est encore un acte de résistance.

SPFDJ

Une exécution sonore. SPFDJ administre des purges. Depuis son bastion de Herrensauna, elle a érigé la violence en discipline olympique. Son mélange d’acid corrosif et de techno industrielle est une machine à broyer les certitudes. En 2026, elle reste la patronne incontestée d’une scène qui refuse la moindre concession mélodique. C’est frontal, abrasif, et ça laisse le public sur les rotules. Une leçon d’autorité derrière les platines.

Swoush

Swoush, c’est le cauchemar des danseurs qui cherchent le 4/4 linéaire. Ses rythmiques sont des puzzles, des cassures sèches qui vous forcent à réapprendre à marcher sur le floor. On sent l’influence du UK-breakbeat, mais passé à la moulinette d’une techno nerveuse, sans gras. Pas de fioriture mélodique, juste de la texture et du placement. C’est du travail d’orfèvre pour les puristes qui veulent que le rythme soit une expérience physique et non une simple habitude.

Vall du Son

Vall du Son, c’est le grand air injecté en intraveineuse. Dans un monde de saturation permanente, ce projet propose une déconnexion salutaire. Ce n’est pas du « chill » mou, c’est une house qui prend le temps de poser ses textures sans nous étouffer. Idéal pour ces fins de sets en festival quand le soleil commence à piquer. En 2026, c’est le luxe ultime : de l’espace sonore. Une écriture fine qui prouve que l’on peut encore captiver sans hurler dans les enceintes.

Vitaline

L’anti-star par excellence. Vitaline a compris que le mystère était la dernière monnaie valable dans une industrie saturée de selfies. Sa techno est une architecture mouvante, un truc froid, dense, qui ne cherche pas le « banger » facile mais l’hypnose de fond. Elle mixe comme elle respire : avec une économie de moyens qui rend chaque transition chirurgicale. En 2026, elle est le dernier rempart contre le bruit inutile, une selecta qui préfère l’ombre à la lumière des strobos.

Zaatar

Zaatar évite l’écueil du folklore pour touristes. Ses racines ne sont pas un ornement, c’est le moteur de son EBM. Elle propose un son organique, presque tellurique, où les percussions grondent sous des nappes synthétiques oppressantes. C’est une musique qui se ressent dans le ventre avant de monter à la tête. Dans le paysage français de 2026, elle apporte cette épaisseur mystique qui manque tant aux productions calibrées pour les algorithmes. Magnétique et viscéral.

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