Leyya ‘Sauna’ (Las Vegas Records / Plus One Records) | DJMAG France - Suisse - Belgique
Leyya ‘Sauna’ (Las Vegas Records / Plus One Records)

Leyya ‘Sauna’ (Las Vegas Records / Plus One Records)

L'avis de la rédaction

Voici l’une des plus belles pépites de ce début d’année. Marco Kleebauer et Sophie Lindinger, aka Leyya, présentent ‘Sauna’, leur nouvel album nourri par 12 morceaux irréprochables. On parle beaucoup de Sofi Tukker depuis quelques mois, mais ce duo autrichien, originaire de Vienne, mérite tout autant votre attention.


Leyya est vraiment une formidable découverte, ne passez pas à côté !


Soutenue par des clips vidéos à l’esthétique particulièrement soignée et une imagerie plutôt sucrée, la musique de Leyya est certes bien moins mainstream que celle du duo américain mais elle a suffisamment de charme pour s’écouter en boucle. On songe parfois à St.Vincent, en moins expérimental. Et c’est bien là toute leur malice, à base de titres Electro-Pop aux arrangements funky très perspicaces.

La palette des sonorités et des instruments utilisés est assez impressionnante, nous faisant oublier très vite le côté électronique de cette production de grande qualité. ‘Drumsolo’, ‘Zoo’ et ‘Oh Wow’, les trois singles extraits de cet album sont de vraies délices sonores.

Sur ‘Candy’ et ‘In Your Head’, on plonge dans une ambiance un peu plus rêveuse et mélancolique, avec la voix suave de Sophie Lindinger qui nous chuchote dans le creux des oreilles. Sur ‘We Did OK’, on est littéralement tenus en haleine par ses incantations langoureuses. Par ailleurs, les rythmiques sont souvent groovy (‘Heat’), avec des sons de batterie authentiques et très peu de facéties électroniques.

Les mélodies sont de grande qualité, avec beaucoup de subtilité et un esprit assez ludique, à l’image de ‘Never Never’ et sa superbe ligne de basse. On ressent ici une très grande musicalité. Chaque titre est chanté, ce qui renforce l’aspect easy-listening, parfait pour la voiture, le bureau, un apéritif entre amis ou une écoute au coin du feu.

La cohérence et l’homogénéité qui enveloppent cet album sont de vrais points forts, cela rend d’ailleurs l’écoute bien trop courte (36 minutes) et on en redemande déjà, alors que ce superbe LP se conclut sur une reprise du gimmick ultra-funky de ‘Zoo’ joué au sax baryton.

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