Arandel 'Solarispellis' (InFiné) | DJMAG France - Suisse - Belgique
Arandel 'Solarispellis' (InFiné)

Arandel 'Solarispellis' (InFiné)

L'avis de la rédaction

Arandel perpétue la tradition des artistes mystérieux, qui préfèrent rester dans l'anonymat pour mettre en relief leur musique. Signé sur le label InFiné, cet album intitulé en latin "Fourrure de soleil" regorge d'atmosphères envoûtantes et sentimentales. Il s'agit d'un second opus dans la lignée du premier 'In D' sorti il y a quatre ans. Un album fait de surprises et d'envolées de synthés en tous genres.

'Solarispellis' éveille notre imagination et alterne rigolades 8-bits et oeuvres baroques débarquées d'un cosmos luxuriant. Poétique, la musique d'Arandel est même parfois érotique, à l'image de 'Section 10' et de l'interlude basée sur 'Section 6'. Une interlude par ailleurs pleine de suspense, à la tension digne d'un bon polar. 

Ah oui, notre homme a beau s'efforcer d'être créatif, il préfère rester sobre sur les titres de ces morceaux. A vrai dire, l'opus est divisé en sections, avec parfois plusieurs mouvements, tel un clin d'oeil aux arrangements symphoniques d'un classicisme parfois latent. 'Section 9' dévoile ainsi des cors d'harmonie par dessus une suite de notes et d'arpèges sexy. Sur 'Section 10', la profondeur est offerte par de belles timbales, offrant un relief rayonnant à ce paysage musical atypique. 

Le morceau clé de l'album est 'Section 8'. C'est une vraie odyssée électronique, rondement menée, qui éblouit et fait rêver. La tête dans les étoiles, on écoute Arandel avec attention, même si certaines sections ('Section 11', 'Section 13') de l'album sont plus ludiques, comme si elles illustraient un jeu vidéo sans queue ni tête. 

Vous l'aurez compris, 'Solarispellis' est un drôle d'album, un carnet de voyages qui ne laisse pas indifférent et qui requiert une certaine concentration pour être apprécié à sa juste valeur. 

 

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