Interview : Jonas Blue | DJMAG France - Suisse - Belgique

Rencontre avec le hit-maker britannique qui présente aujourd’hui le clip de son dernier single ‘Hear Me Say’.

‘Mama’, ‘Perfect Strangers’, ‘Rise’, ‘By Your Side’… Depuis quelques années, Jonas Blue s’est fait une belle place sur le devant de la scène électronique et enchaine les tubes à un rythme effréné. Porté par sa musique entre dance et pop et des collaborations prestigieuses aux côtés de Rita Ora, Raye ou Joe Jonas, le producteur a trouvé la formule gagnante qui lui permet d’accumuler plusieurs centaines de millions d’écoutes et de conquérir les radios du monde entier. Après la sortie de l’EP ‘Cyan’ et du single ‘Something Stupid’ avec AWA en début d’année, Jonas Blue nous livrait il y a quelques semaines le morceau ‘Hear Me Say’ porté par la voix de la chanteuse LÉON. Un parfait condensé du style du Britannique qui signe avec ce nouveau titre un hit ensoleillé prêt à nous accompagner tout l’été. A l’occasion de la sortie du clip de ‘Hear Me Say’ aujourd’hui, l’artiste britannique revient pour nous sur la genèse de ce morceau, sur son année écoulée et nous tease ses projets à venir.

Tu présentes aujourd’hui le clip de ton single ‘Hear me Say’ qui est sorti il y a quelques semaines. Comment as-tu commencé à travailler sur ce morceau ?

J’adore la voix de LÉON depuis un moment, elle est tellement profonde et émouvante. Donc quand elle m’a envoyé une démo du morceau j’ai su instantanément que c’était la parfaite collaboration pour nous deux. La démo originale était plus lente et plus dépouillée, c’était très différent de ce que l’on peut écouter dans la version finale. Je l’ai passée dans un tempo et un style plus house et j’ai ajouté une nouvelle progression de cordes, ce qui a été la clé pour débloquer la direction que je voulais prendre pour ce single.

Combien de temps mets-tu pour créer un single comme ‘Hear Me Say’ ?

‘Hear Me Say’ a été en chantier pendant près d’un an. J’ai vraiment profité du fait d’être à la maison et de ne pas partir en tournée. Je crois que le morceau que nous avons sorti est la 27e ou la 28e version que j’ai pu faire. Je savais que ce titre était spécial et je voulais vraiment que la production puisse le refléter.

Quand tu commences à produire un morceau, est-ce que tu as déjà un artiste en tête ou est-ce que tu préfères créer ta musique et après voir quel invité serait le mieux dessus ?

C’est différent à chaque fois. Parfois j’ai une session avec l’artiste dans la même pièce et tout part de là ou parfois j’ai des sessions avec des auteurs et je sais parfaitement qui je veux sur le morceau fini. Ce n’est jamais la même chose mais c’est ce qui fait aussi partie du fun quand on fait de la musique.

Tu as déjà fait des morceaux avec des popstars comme Joe Jonas ou Rita Ora. Est-ce que tu as une collaboration rêvée ?

Ma collaboration rêvée serait Shawn Mendes, j’espère que nous pourrons faire quelque chose ensemble prochainement !

Tu es maintenant un vrai hit-maker avec plusieurs singles multi-platinés comme ‘Mama’ ou ‘Rise’. Avec du recul, quel est le secret pour faire un bon tube ?

Merci beaucoup. J’ai toujours admiré des gens comme Max Martin et j’ai pris des conseils auprès de lui. J’aime partager de la joie et de la positivité dans mes morceaux et faire de la musique pour la « vrai vie ». Je crois que si les gens peuvent ressentir le morceau et s’y reconnaitre, et danser dessus, c’est un bon point de départ.

Est-ce que tu ressens une pression à devoir continuer à sortir hits après hits et toujours avoir le même succès ?

Bien sûr. Cela m’a d’ailleurs vraiment aidé de faire une pause et d’être à la maison l’année dernière. J’ai aussi pu voir à quel point la musique avait changé après avoir été sur les routes pendant près de cinq ans. Je suis probablement le plus dur avec moi-même mais en fin de compte je fais juste la meilleure musique possible. Une musique que j’aime de tout mon cœur et j’espère que d’autres personnes l’aimeront aussi.

Depuis le début de la pandémie, on t’a vu sortir de nombreux singles comme ‘Naked’ ou ‘Something Stupid’. Qu’est-ce que l’on ressent à sortir de la musique dans cette période si particulière ?

C’est très différent de d’habitude parce que je ne pouvais pas jouer ma musique en live. C’est très important de pouvoir voir les réactions du public ou comment un morceau sonne face à la foule et sur un gros sound-system. Donc tout ça a été un petit peu difficile pour moi. Mais j’espère que mes morceaux continuent de faire danser les gens, même si c’est dans leurs salons !

Est-ce que l’année dernière a été une période créative pour toi ?

Oui très créative. J’ai eu plus de temps à passer dans mon studio et à écrire de nouveaux morceaux donc ça a été super de ce côté. J’ai tout un tas de musique qui attend dans mon ordinateur et j’ai très hâte de sortir tout ça le plus tôt possible.

Est-ce que ce contexte si particulier t’a amené à changer la façon dont tu penses ou crées ta musique ?

J’ai toujours fait ma musique de la même manière donc je ne pense pas que cela a changé. J’ai juste eu plus de temps à la maison pour voir ce qui se passait musicalement dans le monde et faire vraiment le point. J’adore toujours me mettre au piano au début d’une session puis passer des heures et des heures sur la production. J’ai juste eu plus de temps et d’espace pour le faire, au lieu d’être dans un avion on à l’hôtel.

Quelle est la suite pour toi maintenant ?

J’ai une résidence au Zouk à Las Vegas qui débute ce mois-ci. J’ai beaucoup d’autres morceaux et collaborations qui arrivent et je réfléchis aussi à la possibilité de faire un album. Mais avant tout, j’ai hâte de pouvoir reprendre la route et de jouer à nouveau devant un public. Cela me manque tellement et ça va être très spécial quand ça va se produire.

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