Focus : Flaurese | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le producteur signé sur le label de Boston Bun présente aujourd’hui son tout premier EP.

Flaurese est en mission. Nouveau-venu dans le monde de la house, le DJ et producteur basé à Londres compte bien nous montrer tout ce qu’il a à apporter à la dance music. Repéré avec le single ‘Midnight Paradigm’ sorti l’année dernière, le voici qui présente aujourd’hui chez Circa’99 (le label fondé par Boston Bun) son premier EP ‘Sake Of Lust’. A travers deux titres house teintés d’influences piochées dans son héritage entre Sainte-Lucie et la Guyane, Flaurese livre une musique personnelle et intime pensée par l’artiste comme une forme de thérapie avec lui-même. « C’est comme si dans cet EP des émotions subconscientes s’exprimaient dans le son. C'est ma méditation pour raconter mon histoire à travers ces compositions » explique-t-il dans un communiqué accompagnant l’EP. Après des premières présentations tout en musique, Flaurese a répondu à nos questions et nous en dit plus sur son parcours artistique et sur la conception de ‘Sake Of Lust’.

Comment as-tu découvert la musique électronique ?

Je crois que mes plus vieux souvenirs sont ma famille qui joue des morceaux disco des années 80 comme Cameo, Kool and the Gang ou Chic. Mais la vraie prise de conscience a été avec des gens comme The Chemical Brothers, Oxide & Neutrino, DJ Luck & MC Neat.

Quels sont les artistes qui t’ont donné envie de passer d’auditeur à producteur ?

C’est assez drôle mais Calvin Harris a été ma première source d’inspiration. Il avait cette façon de mélanger de la musique électronique indé avec des éléments de funk et de soul. Cela m’a vraiment donné l’envie de suivre un cours de production. ‘Merrymaking at My Place’ c’était le genre de bon délire (rires).

A quoi ressemblaient tes premiers morceaux ?

Je tentais d’émuler des gros cogneurs comme Mala, Rusko et Coki mais les thèmes sombres était quelque chose que je n’arrivais pas à faire (rires). En découvrant des personnes comme SBTRKT, Martyn, Mount Kimbie ou Totally Enormous Extinct Dinosaurs, je me suis vraiment autorisé à me sentir plus confortable avec une forme de production plus calme et joyeuse.

Tu sors aujourd’hui ton premier EP ‘Sake Of Lust’ sur le label Circa’99 de Boston Bun. Comment s’est fait la rencontre avec Boston Bun ?

A la base je connaissais le travail de Boston Bun à travers les morceaux d’Ed Banger dont j’ai adoré toutes les sorties. Mais mon ami proche Poté m’a présenté à T (Boston Bun) par hasard dans une conversation Whatsapp qui venait juste d’apparaitre. Boston a vraiment compris ma direction et mes idées créatives.

Avant cet EP tu avais déjà sorti quelques singles et remixes. Comment as-tu su que c’était le bon moment de faire un EP ?

J’étais très hésitant à sortir des choses et j’étais secrètement content que ma musique soit jusque-là que sur des compilations. Mais j’ai commencé à réaliser que j’amassais trop de matériel et mes potes me poussaient tout le temps à avoir un produit plus concret.

Avec la situation actuelle, que ressent-on à sortir de la musique sans pouvoir la jouer en club ou en festival ?

Bien évidemment c’est un peu triste parce que je m’imaginais des gens s’enlacer dans la foule. Mais en même temps j’ai aussi imaginé ces morceaux être joués dans des environnements et des scénarios très différents. Les thèmes émotionnels que je ressens peuvent être expérimentés n’importe où. Je crois que pendant le confinement tout le monde est devenu plus proche de lui-même et de comment on ressent les choses. Ce qui est un aspect positif.

Comment as-tu travaillé sur cet EP ? Savais-tu déjà ce que tu voulais avant de commencer à créer les morceaux ?

Je n’avais pas d’idée au départ et 90% de mes morceaux partent de moi qui fredonne une mélodie sur mon téléphone. Quand j’ai posé les paroles et la production pour les deux morceaux, alors ils ont commencé à être plus connectés. La sensation de plénitude et de chagrin les a liés ensemble et m’a invité à les réunir.

Quand tu travailles sur ta musique, est-ce que tu réfléchis déjà à comment tu pourrais jouer ces morceaux dans tes sets ?

En fait c’est plutôt tout le contraire. J’ai plutôt tendance à chanter sous la douche en imitant Barry White ou à fredonner lors de mes voyages en train ou à vélo. Ce qui sème les graines de mes idées. A l’occasion, si je reviens d’un live d’un artiste ou groupe qui m’a inspiré, alors je vais commencer à travailler sur quelque-chose avec un feeling live plus prononcé.

Quelle est la suite pour toi maintenant ?

Je vais sortir quelques mixes pour montrer d’avantage mes influences et j‘ai aussi des sorties de prévue pour m’emmener jusqu’à la fin de l’année. Je veux vraiment montrer au public ce que je peux apporter à la dance music.

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