Interview : Mathieu Koss | DJMAG France - Suisse - Belgique

Figure incontournable de la scène électro française, Mathieu Koss démontre une nouvelle fois ses ambitions internationales en collaborant avec Lost Frequencies et Ziggy Marley.

Plutôt discret sur les radars médiatiques héxagonaux, Mathieu Koss est pourtant l’un des Français les plus prometteurs de la scène électro/pop. Ses collaborations de premier plan, avec le brésilien Alok sur ‘Big Jet Plane’ ou le chanteur Aloe Blacc sur le hit planétaire ‘Never Growing Up’ l’an passé auront poussé le Lorrain sur les scènes internationales. Avec deux nouveaux singles en featuring avec Lost Frequencies pour l'un et Ziggy Marley pour l'autre, Mathieu Koss poursuit son chemin vers les hautes sphères de la pop, se tournant de plus en plus vers les hymnes fédérateurs au détriment des titres clubs. Le moment était donc idéal pour faire le point avec le Français.

Tu viens de sortir un nouveau single avec Lost Frequencies : ‘Don’t Leave me Now'. Tu peux nous en dire plus sur cette collab ?

C’est un super titre, je suis très content de cette collaboration. Lost Frequencies est un artiste que j’adore, on discute depuis très longtemps et ça s’est fait assez naturellement.

Tu as également sorti il y a quelques semaines un titre en duo avec Ziggy Marley, ‘Home’…

Ce single est très différent de celui avec Lost Frequencies. Sur ‘Home’, il y a une influence très pop, qui va être la ligne directrice de mes prochains singles. C’est ce que j'ai toujours voulu faire. Pendant mes camps d’écriture, je ne veux pas travailler avec des chanteurs ou songwriters qui bossent avec des DJs, je veux des gens qui collaborent avec des artistes pop. C’est cette empreinte que je recherche. ‘Home’ est un titre très positif, un vrai anthem. Ce titre est voulu pour être fédérateur, dans l’esprit des hymnes sportifs. On a enregistré de vrais cuivres, je me suis fait plaisir à aller chercher plein de sonorités.

Comment as-tu vécu le confinement ? En as-tu profité pour travailler sur de nouveaux projets ?

Plutôt bien, je crois n’avoir jamais été aussi créatif et inspiré. J’ai fait beaucoup de writing camps l’année dernière, je suis allé à Londres, à Amsterdam, à Stockholm… J’ai produit beaucoup de titres que j’ai pu prendre le temps de finir.

Avec tous ces titres de côté, envisages-tu un long-format ?

J’ai un projet très précis d’album en tête, mais j’aime bien faire les choses en temps voulu sans brûler les étapes. Je pense que je vais sortir un premier EP en amont, en fonction de la manière dont se déroule l’année. J'ai des titres très différents en stock, certains avec une grosse vibe 80’s dans laquelle je me suis récemment amusé, mais j’aime varier les styles. Il y un mois j’étais dans une vibe très « summer », avec des sonorités un peu plus latine. Je suis assez éclectique, et j’hésite encore à me concentrer sur un genre bien particulier pour l’EP ou à proposer des titres aux influences variées.

Alors que de nombreux DJs se lançaient dans les livestreams, tu as profité du confinement pour lancer ‘Chef Koss’, une capsule vidéo où tu prépares et expliques tes recettes. D’où vient cette idée ?

J’étais cuisinier avant de lancer mon projet musical. J’ai pas mal voyagé grâce à ça, j’ai passé un an en Australie et dans d’autres pays. C’est en rentrant de ce périple que j'ai décidé de me lancer à fond dans la musique et d’en faire mon métier. J’ai laissé la cuisine de côté, tout en continuant à faire à manger chez moi au quotidien, pour ma famille, mes amis, ma copine, mes collaborateurs. Mon équipe à vu que cette passion continuait à être présente, et m’a suggéré de faire un petit show de cuisine sur YouTube. Ça m’a trotté dans la tête, et après en avoir parlé à des amis et à mes followers, je me suis lancé, en profitant de mon temps libre pendant le confinement. J’aime bien l’idée de partager les recettes que j’ai créées ou apprises ces dernières années.

Ce projet aurait-il vu le jour sans cette période de pause forcée ?

Non, je n’aurais pas du tout eu le temps. Je fais tout, je filme, j’édite, je mets en ligne, j'écris la description et je fais la traduction, j’ai fait le logo… A la même époque l’année dernière je n’aurais pas pu faire ça tout seul.

Tu comptes prolonger ce concept sur du long terme ?

Je vais essayer de continuer et d’en partager une nouvelle chaque mois, pourquoi pas d’inviter des guests, d’autres artistes… Je veux que le show soit relié à mon projet musical, que j’y présente mes singles et mon univers artistique.

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