Les festivals électroniques subissent les conséquences du coronavirus | DJMAG France - Suisse - Belgique

Face à l’épidémie, de nombreux mastodontes du secteur sont contraints d’annuler leurs éditions.

C’est un petit coup de tonnerre dans le monde de l’électronique. À la suite de l’épidémie actuelle de COVID-19, l’Ultra Miami prévu du 20 au 22 mars ne devrait pas avoir lieu. Une décision prise selon le Miami Herald à la suite d’une rencontre entre les organisateurs de l’événement et les élus locaux qui s’est tenue ce mercredi. Après des mois de négociations et de débats entre Ultra et sa ville hôte, c’est donc finalement le coronavirus qui aura eu raison du célèbre festival.

Et pour cause, avec des dizaines de milliers de festivaliers venus du monde entier, l’équipe d’Ultra et la municipalité de Miami auraient jugé que la tenue d’un tel événement représentait un risque sanitaire majeur. Toutefois, l’événement ne serait pas encore définitivement annulé. Pour le moment, l’Ultra Miami serait simplement reporté indéfiniment – sans que l’on sache si le festival pourra bien avoir lieu plus tard en 2020 on si ce report court jusque 2021. Une annonce officielle à ce sujet devrait être faite dès demain.

Le cas de l’Ultra Miami n’est pas isolé dans le milieu de la musique électronique. Il y a quelques jours c’était d’ailleurs le tout premier Ultra Abu Dhabi qui était reporté pour les mêmes raisons. En France aussi, plusieurs festivals ont déjà annoncé l’annulation de leurs éditions à venir. C’est notamment le cas du géant Tomorrowland Winter qui devait se tenir du 14 au 21 mars dans les Alpes. Pour rappel, des mesures drastiques ont été prises par le gouvernement visant à interdire les rassemblements en lieux confinés de plus de 5000 personnes.

Et si les poids-lourds du milieu sont directement impactés par cette décision, les événements de plus petite taille tentent tant bien que mal de réagir et de s’adapter. Le festival Pharaonic prévu le 21 mars se tiendra par exemple avec une jauge limitée à 5000 spectateurs (contre un record d’affluence de 6500 l’année dernière). Dans les Pyrénées, Garosnow qui débute dès demain a fait le choix de passer de trois à une seule salle (annulant au passage plusieurs concerts) pour maintenir l’événement. Professionnels comme fans croisent désormais les doigts pour voir une amélioration de la situation avant le début de la haute saison des festivals.

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