Interview de Dimitri Vegas & Like Mike | DJMAG France - Suisse - Belgique

Interview de Dimitri Vegas & Like Mike parue dans le magazine DJ Mag France #01 de Novembre 2013

Têtes d'affiche du dernier festival Inox Park à Paris, Dimitri Vegas était comme orphelin de son frère Mike, ce dernier n'ayant pas pu le rejoindre pour des raisons de santé. Nous avons tout de même discuté un peu avant le set de celui qui a l'habitude de la Main Stage de Tomorrowland et des plus gros festivals du genre. A la tête du label Smash The House, les deux Belges sont sur une dynamique impressionnante et viennent même d'intégrer le prestigieux cercle des dix premiers classés au Top 100 DJ Mag. Interview ! 

Je crois que l'Europe a vraiment repris sa place au coeur de l'expansion EDM. 

Vous êtes habitués aux gros festivals bien sûr. Tomorrowland est un peu votre deuxième maison. Alors quand vous découvrez un festival, quelles sont vos attentes ? 

Cette année, tous les shows que nous avons faits ont été incroyables. A chaque fois, Mike et moi, nous nous disions que ce show devait entrer dans notre top 10 des meilleures dates de l'année. Mais le top 10 a vite été dépassé car plus ça allait, plus la barre était haute. On n'a donc pas d'attentes particulières, on est même souvent surpris du professionnalisme des organisateurs et de l'enthousiasme dingue du public. C'est tellement agréable quand tu es derrière les platines !

L'EDM est devenue vraiment une scène majeure. Personne ne pouvait s'attendre à ça… 

Oui, et je pense que l'Europe est au top contrairement à quelques années en arrière. Tout le monde s'en allait aux Etats-Unis il y a encore peu mais cet été, nous avons joué principalement en Europe et quand nous sommes retournés aux Etats-Unis, nous nous sommes vraiment dits que l'Europe n'avait rien à envier aux US. C'est toujours super de jouer aux US mais chaque week-end en Europe, il y a 2-3 festivals avec toutes les têtes d'affiche. Je crois que l'Europe a vraiment repris sa place au coeur de l'expansion EDM. 

N'as-tu pas un peu peur que l'explosion des festivals soit un danger pour la culture club ? 

(Il hésite) En Europe, la scène club perd de la vitesse. Il n'y a pas la culture de la bouteille ici. (rires). En tout cas, les clubs qui l'ont se foutent pas mal des DJ's et sont dans une logique uniquement commerciale. Tandis qu'aux Etats-Unis, à Las Vegas par exemple, l'argent coule à flot dans les VIP et sert à financer les gros DJ's. Aussi, en Europe, la multiplication des festivals fait en sorte que les clubbers peuvent sortir pour 50€ et voir leurs dix DJ's préférés à la suite. C'est mieux que de voir un seul DJ pour le même prix. Je suis un peu désolé pour les patrons de clubs mais je crois que le moment est venu eux de prendre un tournant. Ceci étant dit, la vie est faite de cycles et je pense que la culture club reprendra ses droits d'ici peu de temps. 

Les clubs américains écrasent donc les clubs européens selon toi ? 

Je me souviens en tout cas que la scène club n'était pas aussi haute il y a deux ans. Mais les promoteurs américains se sont battus. Ils ont fait en sorte d'investir et de croire en cette musique. Beaucoup ont dû perdre de l'argent mais ils ont pris des risques qui, aujourd'hui, sont plus que payants. Tandis que les promoteurs européens se sont un peu trop reposés sur leurs lauriers et n'ont fait confiance qu'à leur DJ's résidents. 

La mode des festivals a sensiblement changé ton approche du mix, non ? 

C'est clair ! Mike et moi avons établi quelque chose de taillé pour les festivals. Ce que nous faisons aujourd'hui n'est pas comparable avec ce que nous faisions il y a cinq ans. Mike a besoin de se déplacer, de sauter dans tous les sens et il a besoin d'une scène pour ça ! En club, tu es limité en hauteur et tu ne peux pas être aussi fou. Donc oui, on a vraiment changé notre manière de mixer et on l'a adoptée aux festivals, clairement.  

Côté production, votre actualité est toujours bien chargée. Vous avez pris une carte de fidélité au top 10 Beatport ? 

(rires) On espère que ça va continuer. Notre titre avec Sander Van Doorn est direct rentré 3ème au top général et c'est vrai qu'à chaque sortie, on figure en bonne place dans les charts. On est vraiment contents de la dynamique autour de notre label Smash The House. L'hymne 2013 de Tomorrowland s'est lui aussi classé premier des ventes sur Beatport. 

Quelle définition donnerais-tu à ta musique au jour d'aujourd'hui ? 

Une musique de festival ou de la Tomorrowland House, comme tu préfères !

Vous êtes vraiment des ambassadeurs de ce festival, vous le placez dans chacune de vos interviews !

Oui, mais personne nous demande de le faire… Ce n'est pas de la promo bête et méchante. C'est sincère, c'est notre ressenti. C'est notre famille, vraiment !

 

 

 

 

 

 

Vidéos en relation

Artistes en relation

Commentaires