Electrobeach Music Festival 2018, jour 2 ! | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le deuxième jour de l'EMF n'a pas laissé beaucoup de répit aux festivaliers, avec une programmation exigeante du côté de la Main Stage...

En ce deuxième jour, les gens ont mis du temps à investir les lieux. Fatigués de la veille et ramollis par la chaleur, la plupart des 50000 jeunes festivaliers ont donc attendu 20h avant de pénétrer dans l'enceinte du festival, ce qui leur a valu de passer à côté de quelques belles prestations. 

En fin d'après-midi, c'est la révélation de l'année 2017 (selon vos votes Best of French) qui a goûté pour la première fois à la main stage de l'Electrobeach. Damien N-Drix n'a pas fait de concession sur son set, fidèle à son énergie. Le jeune hollandais Maurice West lui a succédé en plongeant rapidement dans une Dance Big Room souvent insipide, allant jusqu'à une version Dance ultra-kitsch de 'I Will Survive' en fin de set. Puis vint le tour de Mercer, qui n'a pas hésité à trancher vers un set nettement plus groovy et House, même si tout en relief. De Duck Sauce à ses derniers tracks bien fat, il n'a pas déçu. Le grand moment musical de la soirée est arrivé juste après, avec l'ovni San Holo. Guitare en main, il a livré une performance de haut niveau, avec beaucoup de sensibilité et des passages downtempo qui ont fait du bien aux oreilles. Le public n'a pas forcément réagi de la plus belle des manières, une partie trouvant ça bien trop mou, mais sa performance restera pour sûr l'une des plus belles de cette édition 2018.

Il faut dire que la suite n'avait absolument rien à voir. Carnage et Timmy Trumpet ont vite fait oublier la musicalité du jeune prodige hollandais. Le Guatemaltèque, avec ses allures de star hip-hop, a fait un... CARNAGE. Une avalanche de BPM, une surenchère de dB et des kicks frôlant parfois le mur du son. La scène Hardstyle aurait presque pu lui convenir tant il est monté en sur-régime (sans jeu de mot avec son excès pondéral) ! Evidemment, son super pote Timmy Trumpet n'a pas eu besoin de faire redescendre la température. Avec sa trompette et son magnum de vodka toujours à portée de main, l'Australien a maintenu le niveau de pression ahurissant, à coup de kicks flirtant avec les 150 bpm. Ses notes de trompette étant sa seule manière d'adoucir les moeurs. Pendant ces deux sets survoltés, le public est rentré en transe, avec des pogos et une euphorie incroyable. 

 

Evidemment, Steve Angello et sa Progressive House plus léchée ont eu du mal à convaincre le public, malgré quelques très bons moments de cohésion avec le membre de la Swedish House Mafia. La majorité du public était dans l'attente de LA tête d'affiche de ce deuxième soir, Martin Garrix. De retour pour la deuxième fois à l'EMF, l'actuel #1 du Top100DJs a mis 20 bonnes minutes avant de prendre les commandes de sa scène surélevée. Très à l'aise, il a donné aux fans l'énergie Big Room qu'ils attendaient de lui, avec évidemment ses nombreux tubes repris en choeur, dont le frissonnant 'In The Name Of Love'. Martin Garrix a prouvé qu'il tenait son rang de superstar de l'EDM haut la main, finissant son set sous une pluie d'artifices. 

En dehors de la Main Stage, on attendait beaucoup de ce deuxième soir pour voir comment la folle équipe d'El Row allait s'emparer de la scène Techno au lendemain du set de Carl Cox. L'affluence n'a malheureusement pas permis aux 30 performers et aux DJs résidents de partager le même niveau d'exaltation que partout ailleurs dans le monde. Leur déco sur le thème du nouvel an chinois a bien habillé la scène, par défaut très dénudée, les boucles tech-house ont assuré une belle réponse à la main stage, mais il manquait le public coeur de cible d'El Row pour avoir la magie habituelle... 

photos : VisionbyAG

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