Face à la polémique, Tomorrowland renonce à la France ! | DJMAG France - Suisse - Belgique

Face à une polémique de plus en plus ingérable autour de la subvention accordée par la région Auvergne Rhône-Alpes au géant Belge, ce dernier a décidé d’annuler son Tomorrowland Winter initialement prévu à l’Alpe d’Huez du 13 au 15 mars 2019...

Le mastodonte a cédé. Prévue pour mars 2019, la première édition du Tomorrowland Winter ne verra donc pas le jour, avortée par ses organisateurs suite à la polémique sur l’attribution de la généreuse subvention en provenance de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

Il faut dire que depuis l'annonce de son implantation à l'Alpe d'Huez pour sa toute première édition hivernale, le géant belge n'a cessé d'encaisser les coups de toutes parts. Dernièrement, c'est le très influent collectif Technopol (organisateur de la Techno Parade) qui a publié une tribune en sa défaveur. Co-signé par 37 festivals français (dont We Love GreenNuits SonoresPeacock Festival, Astropolis et Elektric Park), ce texte dénonce les 400 000 euros d'argent public alloués aux organisateurs ID&T pout l'organisation de leur édition hivernale en France. "Ce festival a une activité à but purement lucratif et commercial avec un producteur ultracapitaliste, guidé exclusivement par une approche mercantile et ne s’adressant qu’à un public extrêmement privilégié." Tommy Vaudecrane, président de Technopol, pointe du doigt le sentiment d'injustice formulé par de nombreux organisateurs de festivals en France, dont 90% se développent sur des fonds propres. "Si nous voulons faire face à l'hégémonie des multinationales du divertissement qui s'implantent en France et se livrent une guerre à coups de millions d'euros, et préserver notre patrimoine culturel, il serait judicieux que les institutions, au-delà de leurs engagements verbaux, soutiennent le développement de nos acteurs des musiques électroniques qui travaillent d’arrache-pied à créer de la valeur et n’ont pas pour seul objectif le profit et la satisfaction de leurs actionnaires."

Ce n'est pourtant pas cette tribune engagée qui aurait fait pencher la balance du côté des organisateurs belges, assez imperturbables et habitués aux polémiques en tous genres. Ces derniers auraient, selon une source proche du dossier, inscrit à leur cahier des charges une demande plus qu'étonnante pour justifier de cette subvention à base d'argent public. Connu pour son extravagance et son amour des décors grandiloquents, Tomorrowland aurait en effet demandé à la Région de remplacer les oeufs des télé-cabines de l'Alpe d'Huez par des fleurs de Lotus géant ! Thème de cette édition hivernale, la fleur de Lotus serait donc la véritable source de tous les problèmes. Les 400 000 euros d'argent public auraient donc servi à la fabrication des 400 fleurs de Lotus exigées par Tomorrowland, mais aussi à leur traitement anti-gel, évidemment très coûteux. Selon un conseiller régional de l'opposition, alors que cette demande a choqué bon nombre d'élus, elle n'a pas offusqué son président Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui y voyait, au contraire, une formidable occasion de refleurir la station... Au final, seule la polémique aura bel et bien fleuri ! 

C'est donc suite à cette révélation, que nous sommes les premiers à rendre publique, que les organisateurs de Tomorrowland décident de jeter l'éponge. Fatigués par l'acharnement des associations culturelles françaises à l'égard de leur arrivée en France, ils ont préféré renoncer. Certaines stations de sports d'hiver autrichiennes et suisses ont déjà manifesté leur intérêt pour remplacer la station de l'Alpe d'Huez, victime collatérale bien malgré elle... 

Hormis les citations extraites de la tribune de Technopol, cet article est un Poisson d'Avril !

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