Electrobeach Festival, jour 3 (EMF2017) | DJMAG France - Suisse - Belgique

En ce dernier jour, l'Electrobeach a pâti de la fatigue des festivaliers, avant que l'énergie ne revienne à un niveau remarquable en début de soirée...

Samedi 15 juillet, Port-Barcarès. Comme toujours, les festivaliers de l’Electrobeach ont dû puiser dans leurs ressources pour s'affranchir des sets éprouvants de Don Diablo, KSHMR, Afrojack et Yellow Claw...

Cette édition 2017, marquée par la chaleur et la poussière, a épuisé les festivaliers, qui n'avaient plus beaucoup de force en ce dernier jour. Les sets de l'après-midi ont donc eu du mal à capter la foule, qui a pris son temps avant de se masser dans l'enceinte du festival. Mike Cervello, Smash, Chace et Alok ont dû se contenter d'une fosse peu compacte. Cette main stage plus que jamais internationale, avec un Russe, un Chinois et un Brésilien en action, a mis du temps à s'enflammer alors que la scène Hard et la Beach Stage ont reflété dès le milieu d'après-midi la bonne humeur des participants. 

Il n’y a pas à dire : l’EMF s'appuie sur des participants originaux, dynamiques et très fans d'auto-dérision. Les costumes étaient à la fête : du troupeau de vaches (et leur berger) aux mannequins de tests nucléaires, en passant par Astérix et les Teletubbies, il y avait de quoi se marrer dans l'enceinte du festival. Le premier coup d'éclat de ce samedi était attendu... Don Diablo a livré un superbe set ponctué du coucher de soleil, tout en relief et intelligence. Empruntant à la d'n'b, à la future-house et au big room, le Hollandais a confirmé sa stature devant un public tout acquis à sa cause. KSHMR a ensuite fait monter la température avec des enchaînements de titres EDM très colorés, rapides et ultra-énergiques. Une petite touche d'Orient et de mélanges ethniques par dessus des rythmiques musclées, sans concession, pour un set très coeur de cible pour le public de l'EMF, avide de beats et de gimmicks rentre-dedans. 

 

 

La superstar Afrojack, programmée aux alentours de minuit, s’est quant à lui illustré dans un style résolument Bass Music, franchement efficace. Fort de son background hip-hop, le géant hollandais a fait vibrer les subs avec des basses épaisses et des beats syncopés, loin du 4x4 big room qui a longtemps été sa marque de fabrique. Une mise sur orbite idéale pour la closing assurée par ses compatriotes Yellow Claw, véritables ovnis de cette soirée aux allures de grand huit.

Ambianceurs hors paire, les parents de la Barong Family ont généré des pogos impressionnants sur fond de Trap imparable. Très propre, leur set est venu conclure cette main stage dans un style actuel, agressif et audacieux. Cette fusion entre hip-hop et hardstyle, révélatrice de la tournure que prend la scène EDM depuis quelque temps, n'a pas fait fuir le public, loin de là. Au contraire, la prestation du duo hollandais a confirmé la tendance et conforté les organisateurs du festival dans leurs choix de programmation.

 

 

Au sein de la Techno Stage, l'ambiance était très différente au moment du back-to-back événement entre Seth Troxler et The Martinez Brothers. De la jacking-house instrumentale pleine de soul et de groove, flirtant avec un disco sexy, pour un set résolument singulier parmi tous ceux délivrés pendant ces trois jours de festival. 

 

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De plus en plus diversifiée, la programmation artistique de cette édition 2017 aura donc été plus que convaincante. Il faut maintenant que le public, jeune et peu connaisseur, se laisse encore plus aller au gré des découvertes offertes par les différentes scènes. L'imposante main stage reste encore trop centrale dans l'esprit des participants, très éprouvés cette année.

Malgré un dispositif de sécurité maximal cette année, on a aussi noté de nombreuses interventions des équipes de secours. La politique tarifaire du festival, pourtant prohibitive (plus de 10€ les 50 cl de bière), n'aura donc pas porté ses fruits, avec des jeunes festivaliers souvent trop alcoolisés et à la limite du raisonnable. Cela dit, l'EMF est sur ce point face aux mêmes problématiques que tous les autres événements similaires, ni plus ni moins. On ne peut que louer ses nombreux efforts et sa volonté de s'affirmer comme un festival défendant toutes les mouvances électroniques auprès d'un public encore pas assez ouvert d'esprit et plus axé sur le divertissement que la musique en soi. 

Photos : Anthony Ghnassia

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