Peacock Society, la soirée parisienne qui monte ! | DJMAG France - Suisse - Belgique

Retour sur la soirée Peacock Society qui s'est tenue à Paris le 30 janvier 2016...

Au Parc Floral de Paris s’est déroulée le 30 janvier l’édition 2016 de la Peacock Society. Lancé l’été dernier, cet ambitieux projet a pris la forme d'une soirée riche en émotions. 17 performances, dont 3 Lives, ont illuminé la nuit des quelques 10000 clubbers présents...

Trois endroits étaient proposés au public, deux dans une grande halle, et un dernier qui se présentait sous la forme d’une micro boîte de nuit. La soirée commençant officiellement à 20 heures, ce n’est qu’à partir de minuit que la foule a véritablement commencé à se former. La programmation musicale a semblé suivre cette montée de l’affluence.

Si vers 22 heures, certains artistes étaient dans un registre plutôt alternatif et expérimental, l’ambiance est très vite devenue plus dansante et techno. Avec une ouverture plus tardive, c’est la « micro boîte de nuit » qui a démarré avec des styles clairement plus agressifs, mais les trois points d’écoute étaient, à l’apogée de la soirée, tous déchaînés. Contrairement à ce que l’on reproche à beaucoup de festivals en France, le public était relativement varié et était apparemment connaisseur, ou du moins réceptif à la musique.

Cette édition de la Peacock Society a également été intéressante de par sa capacité à fusionner un esprit festival et club : les scènes étaient typiques des festivals en plein air, mais n’avaient pas ces foules ultra-compactes où l’on étouffe. Au contraire, même proche des stages, il était possible de danser et de profiter de la musique sans être compressé. Il y avait un contraste agréable entre les deux scènes sous la halle, qui avaient un esprit rave, et le night-club, qui rendait une atmosphère un peu plus intimiste, par sa taille plus réduite et sa configuration.

Le bémol restait la qualité du son. Ni la halle, ni l’architecture du mini night-club ne permettaient une bonne acoustique. Comme souvent, les sound-systems ne donnaient de leur puissance que sur les aigus des kicks et des snares, et sur les basses. Le night-club, lui, avait régulièrement des saturations des basses et d’aigus qui gâchaient l’écoute. 

Outre ces détails techniques, l’organisation du festival était assez particulière : on ne pouvait payer aux buvettes, aux vestiaires, etc. qu’avec une carte « Cashless » que l’on devait charger du montant de son choix à des guichets. L’intention était bonne, mais la queue vers ces guichets est vite devenue interminable et en a ainsi découragé beaucoup… Qui n’ont donc pas pu boire, manger, ou déposer leurs affaires, puisque ces cartes étaient le seul moyen de paiement toléré !

Autre bizarrerie inexplicable : un point d’eau, où l’on pouvait remplir sa bouteille ou son gobelet, était réservé aux femmes ! Beaucoup de groupes de fêtards étaient mixtes et ont donc pu être ravitaillés en eau grâce aux dames qui en faisaient partie, mais pour les hommes seuls, le défi était tout autre.

Un dernier point décevant reste la communication visuelle : les horaires de passage des artistes sur les scènes étaient très mal indiqués et rarement affichés. Savoir qui jouait en face de soi était parfois un vrai défi. Cela n’a pas empêché le public de retenir certains noms, comme ceux de Clouds, une performance live, ou les sets tardifs – ou plutôt matinaux – de Theo Parrish, Rrose ou encore DJ Koze. 

Malgré ces soucis d’organisation, le festival était vraiment réussi. L’esprit techno y était, où tout le monde ou presque était présent pour danser et profiter de la musique. La soirée Peacock Society 2016 a suscité un engouement assez compréhensible quand on sait la rareté de ce genre d’événement en région parisienne ou même à l’échelle nationale. 

Rendez-vous du 13 au 17 juillet pour l'édition estivale de Peacock Society !

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