Skrillex lance CONTRA à Kraftwerk Berlin, un nouveau format co‑curaté avec Berlin Atonal réunissant plus de 70 artistes sur deux nuits.
Skrillex a dévoilé CONTRA, un nouveau projet pensé comme une plateforme « évolutive » à l’intersection des scènes, des artistes et des publics de la musique électronique contemporaine.
Développé avec une équipe curatoriale et créative internationale, CONTRA revendique l’idée de « collisions productives » entre club music, expérimentations sonores et performances live, avec l’ambition de relier idées émergentes et culture populaire plutôt que de les maintenir dans des circuits séparés.

Le point de départ se joue à Berlin : les 30 et 31 mai, CONTRA prend le contrôle de Kraftwerk pour deux nuits en collaboration avec Berlin Atonal. L’ancienne centrale électrique et ses clubs attenants — Tresor, Globus et OHM — seront tous activés, avec un programme qui joue volontairement sur l’échelle et l’architecture du lieu.
Les horaires donnent le ton : 17h30 jusqu’au petit matin (environ 8h le samedi et 7h le dimanche), dans un flux continu qui alterne pics d’intensité collective et formats plus exploratoires.
Le studio parisien Matière Noire à l’honneur
Côté line‑up, le week‑end rassemble plus de 70 artistes. Skrillex sera évidemment de la partie, entouré de Bladee & Ecco2k, Blawan, BNYX, Tohji x Mechatok, ISOxo & Knock2, Varg²™, Batu, Vigro Deep, Nick León, Slikback, TYGAPAW, Juliana Huxtable, Crystallmess, Malibu, KAVARI, dj g2g, JASSS, Toma Kami, Bill Kouligas, RHR, Flowdan, Isabella Lovestory, Kamixlo, Jawnino, Slim Soledad, DJ Lag, Hamdi, Head High, Ahadadream ou encore Tash LC, pour ne citer qu’une partie du casting.
L’ensemble dessine une cartographie où rap fragmenté, reggaeton mutant, bass music, techno noise, amapiano, grime et avant‑garde électronique se croisent sans hiérarchie.
La dimension spatiale est confiée au studio parisien Matière Noire, chargé de transformer l’échelle monumentale de Kraftwerk en une série d’ambiances plus intimes, tout en cherchant à effacer la frontière entre lumière et son.
D’autres éditions à venir ?
Habitué aux scénographies pour Courrèges, MM6, Cartier, Chanel, Matieres Fecales ou Y‑3, le studio signe ici une intervention pensée comme un véritable environnement, plus qu’un simple light show, en accord avec l’ADN immersif de Berlin Atonal.



Au‑delà de ce premier week‑end berlinois, CONTRA est présenté comme une plateforme appelée à se prolonger dans le temps. Skrillex entend s’appuyer sur sa position centrale dans la musique électronique globale pour devenir un relais entre scènes pointues et grand public, en inventant des formats où les deux se rencontrent sur un pied d’égalité.
Cette première édition à Kraftwerk ressemble déjà à un manifeste : celui d’un projet qui se pense autant comme un espace de club que comme un laboratoire curatorial à grande échelle.




