M6

Fun Radio Ibiza Experience 2026 : Romain Pissenem nous dévoile les coulisses de l’événement

Publié le 17 avril 2026


Alors que la Fun Radio Ibiza Experience s’apprête à fêter ses 10 ans ce soir à l’Accor Arena, Romain Pissenem, fondateur de High Scream et producteur évenementiel internationalement réputé, reviens pour nous sur sa décennie aux manettes de la plus grande soirée électro de France. 

Le 8 avril 2016, la Fun Radio Ibiza Expérience prenait pour la première fois ses quartiers à l’Accor Arena de Paris, aux côtés de Martin Garrix, Oliver Heldens, Maeva Carter ou encore Don Diablo avec une promesse simple : faire venir l’ambiance des nuits d’Ibiza au coeur de Paris. Une décennie plus tard, la soirée organisée par Fun Radio et scénographiée par les équipes de High Scream est devenue un moment incontournable, marqué chaque année d’une pierre blanche dans le calendrier des fans d’EDM français. Ce soir, alors que le plus gros événement de clubbing indoor de l’Hexagone s’apprête à célébrer son dixième anniversaire au son des sets de Timmy Trumpet, Steve Angello, Bob Sinclar et beaucoup d’autres, Romain Pissenem, figure des nuits d’Ibiza (Hï, Ushuaïa, [UNVRS]) aux côtés de son frère Yann et fondateur de High Scream, revient pour nous sur l’histoire de la Fun Radio Ibiza Experience et nous ouvre une fenêtre sur les coulisses de cet événement hors norme.  

La Fun Radio Ibiza Experience fête ses 10 ans cette année. Que représente cette événement pour toi ? 

C’est la dixième édition mais la Fun Radio Ibiza Experience a un peu plus de 10 ans car il y a le eu le Covid au milieu. Quand tu remontes en arrière, tu te rends compte qu’il n’y avait pas de gros événement électronique de cette nature en France, aussi populaire, dans le sens où ça touche autant les parisiens que le public de tout le pays. Ce que j’adore dans cet évènement, c’est qu’il touche tout le monde. Pour la petite histoire, quand j’organise le premier show de ma vie, à 17 ans, à Nancy, la première radio qui accepte d’en parler, c’est Fun Radio. Ce sont des choses que tu n’oublies pas quand tu commences, que tu galères, que tu n’as pas une thune et que personne ne parle de ce que tu fais. Ça m’a marqué. 


« De voir que, plus de 10 ans plus tard ,ce sont encore les mêmes équipes, qu’on prend toujours autant de plaisir à le faire, que l’événement est toujours sold out, c’est émouvant. »

Tu te souviens de la naissance du projet ? 

On s’est rencontré pendant un événement à l’Ushuaïa avec, entre autres, Sébastien Joseph de Fun Radio (ancien directeur des programmes de la station, ndlr), J’étais en train de régler plein de trucs, on a pas eu le temps de beaucoup parler, mais j’ai pu voir  tout de suite l’enthousiasme de Sébastien. C’était à un moment où la musique électronique explosait avec l’EDM, on a commencé à parler de ce projet et on a décidé de se revoir peu de temps après à Paris. J’y ai rencontré toute l’équipe, et on a rapidement pris la décision de lancer le plus gros show électronique de France. De voir que, plus de 10 ans plus tard ,ce sont encore les mêmes équipes, qu’on prend toujours autant de plaisir à le faire, que l’événement est toujours sold out, c’est émouvant.

Lire aussi : Top 100 Clubs 2026 – le classement complet

C’est un événement populaire, un adjectif qui a souvent une connotation péjorative mais pas pour moi. Il n’y a rien qui me fait plus plaisir quand j’organise un spectacle que de voir un public de tous les horizons. Je suis un petit mec de province, d’une maman d’Aubervilliers et d’un papa de la campagne, en Haute-Saône. Avec cet événement, on mélange tout ça. C’est ce que fait de mieux la musique électronique selon moi, c’est un genre qui a le pouvoir de fédérer autour de la fête, de la célébration. J’adore ça. La Fun Radio Ibiza Experience incarne vraiment cet esprit. C’est un rassemblement de gens venus de mondes, de villes, de milieux très différents. 

Qu’avez-vous prévu pour marquer le coup de cette date anniversaire exceptionnelle ? 

On est hyper content de célébrer cette dixième année avec autant d’excitation. Il y a 10 ans je n’avais pas fait de Stade de France ou de Coachella, c’était ma toute première Accor Arena. Dix ans plus tard l’excitation est intacte. On essaye chaque année de faire des productions plus spéctaculaires, plus immersives, sans oublier ce côté festif. On a choisi un dispositif scénique très différent. Ceux qui ont pris des billets ont vite compris que la scène sera au milieu. C’est génial parce que, que l’on soit dans un stade ou à l’Accor Arena, ce sont des endroits faits pour le sport et pour être fixés sur un point central. L’idée était de mettre les artistes au plus proche du public. On a essayé de faire quelque chose de central, à la fois proche des gens et spectaculaire. 

Que représente l’organisation d’une telle soirée en matière de logistique ? 

On n’a pas l’impression quand on est devant le show, mais il y a un petit village derrière. Les lumières, la vidéo, le son, les effets spéciaux, le design… Tout cela représente beaucoup de travail. Quand on prépare la tournée d’un artiste, on prépare un design qui est prévu pour être joué partout dans le monde et être démonté et remonté rapidement. Là, c’est un one shot. Tu es obligé de monter quelque chose qui doit être impeccable tout de suite. On ne se rend pas compte mais il y a des dizaines de points d’accroche au plafond, ça demande une logistique énorme. Idem ne serait-ce que pour recevoir les artistes, pour nourrir 200 personnes… Ce sont beaucoup de choses à gérer. On arrive le jeudi dans une salle vide, tout doit être prêt pour le lendemain, et quatre heures après la fin du show il n’y a plus un confetti qui traîne par terre. C’est une superbe collaboration entre High Scream et les équipes de Fun. C’est comme pour des joueurs de foot qui ont joué ensemble pendant des années et qui se passent la balle sans même avoir besoin de se regarder. On a grandi ensemble et partagé des aventures de vie. Chaque année c’est une famille qui, très naturellement, se réunit pour ce projet. On discute déjà de la prochaine édition, car ça demande beaucoup de temps de préparation. 

Lire aussi : Carl Cox et David Guetta annoncent un b2b cet été à [UNVRS]

En douze ans, y’a t-il un moment qui t’a particulièrement marqué ? 

La première édition était vraiment spéciale. On ne savait pas trop où on allait, c’était la première fois qu’on sortait la « marque » Ibiza en dehors de l’île, c’était le premier événement de ce genre à une telle échelle. Je me rappelle la joie en arrivant à Paris de voir les affiches, d’arriver dans la salle pleine de milliers de personnes, des équipes, de marcher et d’avoir un moment comme suspendu en me disant « on l’a fait ». J’ai un très beau souvenir de ce spectacle. Tout le monde était heureux à la fin, il n’y avait pas d’égo, on était simplement content d’avoir mené ce projet à bien ensemble. Un autre moment qui m’a particulièrement marqué a été la première édition à la sortie du Covid. Après le  « concert test » d’Indochine, notre premier gros show avec du public a été la Fun Radio Ibiza Experience. La vie reprenait enfin et c’était un moment très émouvant. Je me suis baladé dans le public et je me rappelle voir les gens tellement heureux. C’était un grand moment. 

Après plus d’une décennie, le plus dur n’est-il pas de vous renouveler, de garder une fraîcheur dans la proposition scénographique tout en restant cohérent avec les éditions précédentes ?

C’est ma vie depuis des années. Tout mon travail est basé sur la conviction que la musique électronique et le spectacle sont une forme d’art à part entière. On ne prend pas trop le temps de regarder en arrière, sauf quand on fait des interviews. Un jour je me suis quand même dit qu’on avait réussi quelques trucs (rires). J’ai toujours cru que le plus difficile était d’y arriver mais, avec le temps, j’ai réalisé que le plus compliqué est de parvenir à chaque fois se renouveler. Pour mon premier spectacle, le budget était de 300 francs. C’était déjà beaucoup à l’époque ! Je me disais qu’un jour j’aurai plus de budget et que ce serait plus simple mais ce n’est pas le cas, il n’y a que l’échelle qui change. On essaye d’être chaque fois à la hauteur des attentes des gens. Pour certaines personnes, ce sera peut-être le seul spectacle de l’année, et on se doit de respecter ça. On veut proposer chaque fois la meilleure soirée possible, tout en gardant des billets accessibles. 

Partagez cet article :)

Ses réseaux

Instagram

Youtube

+ en rapport avec l'article

M6_0068138_0074

Fun Radio Ibiza Experience 2026 : Romain Pissenem nous dévoile les coulisses de l’événement

Honey Dijon.

PLAYLIST. Honey Dijon, Nine Inch Noize, Rone… les sorties électro de la semaine du 13 avril 2026

Amelie Lens va jouer au Warehouse Nantes pour sa réouverture en mode 2.0.

Le Warehouse de Nantes inaugure sa transformation avec Amelie Lens

Le logo de Live Nation.

Live Nation reconnu coupable de monopole illégal aux États-Unis